ACTE IV, SCliNE X
Se souvient qu'avant tout il t'aima comme un père ; Et, sentant quel poison cachait la belle fleur, Il a moins de courroux encor que de douleur... due dis-je? Je me sens même assez d'indulgence Pour chasser loin de moi les désirs de vengeance; Je ne veux plus, dans mon apaisement nouveau. Châtier ton complice et souiller ton tombeau. A ceux qui m'ont trompe, par un exemple insigne, Pareil au vieux soldat qui connaît sa consigne lit qui fiiit son devoir sans phrase et simplement, Je prétends enseigner comme on tient un serment En respectant, malgré l'horreur qui me pénètre. L'ombre d'une perfide et le sommeil d'un traître. Envers ceux qui m'ont fait souffrir, humilié, Mon coeur ne se sent pas libre, ni délié; Ma parole est intacte; et je veux, sans faiblesse, La tenir, digne ainsi de ma vieille noblesse, Qui prise plus que tout l'or d'un serment prêté Et place son honneur dans sa fidélité.