ACTE IV, SCliNE V 9I
Vous avez bien voulu, monseigneur, me promettre L'accepter un cadeau de votre protégé.
Or, toujours, en forgeant cet objet, j'ai songé A la haine du Guelfe, à Pisc dans les chaînes, Au furieux tocsin des révoltes prochaines. J'ai mis Là tous mes soins, tout mon cœur, tout mon art Et, comme à notre chef, je vous l'offre. Sandrino présente le poignard à Severo.
SEVERO
Un poignard !
A pari, considérant Vanne, qu'il a saisie.
Il m'apporte un poignard! O féroce ironie! L'affreux désir me donne un frisson d'agonie; Je le sens qui m'étreint le cœur comme un étau... Et c'est ce doux enfant qui m'offre le couteau ! Tirant lentement l'arme du fourreau.
Montre-toi donc, ô lame immaculée ! Émerge De ta gaine, acier pur et froid comme une vierge ! Et réfléchis, avant de te rougir de sang. Pour la dernière fois les yeux d'un innocent! Haut, d Sandrino, lui montrant la poignée de l'arme. Mais, Sandrino, quelle est cette tête énergique. Cet homme à l'œil austère, au front bas et tragique, Dont le col est drapé du vêtement romain. Et que, sur la poignée, a ciselé ta main?
SAXDRIXO.
Excellence, j'ai cru vous plaire... Car c'est l'homme
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Que Pise jusqu'ici put envier à Rome;
Mais nous voyons en vous survivre ses vertus...
C'est le grand meurtrier de César, c'est Brutus...
SE V ERG, à pari.
Oh ! ce crime !... Ainsi, tout m'y pousse, m'y décide... Et toi-même interviens, Brutus le parricide!
R E N* Z G, avec impatience.
L'heure presse.
SE V ERG.
As-tu donc encore des soupçons, Renzo? Je n'attendais que ce poignard... Marchons. // sort, en eitlralnani Ren{0.