‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 81 sur 159 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Lord FINGALL, Lady DORA, DUNCAN, LE VIEIL ENOCH, ROBIN,

LA FOULE

LORD FIXGALL, aux montagnards.

Holàl

DUN'CAX, l'apercevant.

Milord !

Tous saluent avec respect.

LORD FINGALL.

Amis, vous savez tous, pardieu !

Qu'en toute occasion je parle vite et peu. Or, voici. Dans l'espoir d'une levée en niasse De l'Ecosse, et risquant tout sur un coup d'audace. Le fils de Jacques trois vient, comme aux temps anciens,

Revendiquer les droits de son père et les siens. Il compte,en vous montrant, là-bas, Londres pour cible. Sur vos mille fusils. Sans vous, rien de possible. Donc, chargez les mousquets, aiguisez les poignards, Et guerre à mort! Je suis votre chef! Montagnards, Aux armes! Car, pour moi, vous ferez tous, j'espère. Ce qu'eussent fait jadis vos pères pour mon père, Et vos aïeux, ô Mac-Fingalls, pour mon aïeul!... Puis-je en être sûr?

DUNC.\N.

Oui!

LORD riXG.\LI..

Duncan, tu réponds seul...

Ah ! terre et cieux !...

LE VIEIL ENOCH

Milordl... Pardon!... .\ Votre Grâce Je dois la vérité. La pauvre tcosse est lasse... On est au désespoir de vous désobéir... Ces Anglais ! on n'a pas cessé de les haïr ; Mais ils nous font toujours payer — soyez sincère ! — Chaque rébellion par trente ans de misère; Mais ils sont les plus forts, — ils sont mille contrcun... Plus tard... je ne dis pas... au moment opportun... Si la France accablait notre vieille ennemie, On pourrait...

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