ACTE I, SCÈNE VII
Et pour vous le marquer, messire, on vous envoie Un bouquet.
DU GUESCLIN, surpris.
Un bouquet ? à moi ? Ces braves gens !
LA JEUNE FILLE, s'approchant de Du Guesclin.
Monseigneur, acceptez ces humbles fleurs des champs. C'est l'hommage naïf du pauvre qui vous aime; Et leur faible parfum est comme notre emblème, A nous, simples d'esprit, qui savons bien aimer, Mais qui ne pouvons pas si bien nous exprimer.
DU GUESCLIN
Ah ! je suis tout ému !... Mais c'est qu'elle est gentille Avec ses fleurs !... Allons ! embrasse-moi, ma fille !
Il embrasse la jeune fille.
Vive Du Guesclin !
OLIVIER, serrant la main de Du Guesclin.
Ali ! mon brave compagnon, Comme j'aime à les voir glorifier ton nom ! On te connaît ici, l'on t'aime, et nul n'ignore Que si leur seigneur peut les protéger encore, C'est à toi qu'on le doit. Au siège de Dinan Tu m'as sauvé la vie.
DU GUES CL IN, avec brusquerie.
A son tour maintenant !
H va recommencer son éternelle histoire ! Laissons cela... Je veux, pour fêter ma victoire, Parmi tes paysans faire encore un heureux.
A la jeune fille.
Petite, tu dois bien avoir un amoureux?