‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 178 sur 214 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Je ne sais pas où sont mes troupes, et j'ignore Qui peut les retenir, mais je suis fort surpris. Le Bègue de Vilaine est un soldat de prix : Avec lui, ce retard est une grave chose.

CLOTILDE

Ah ! ce siège est affreux ! Voir, pour mon humble cause, S'exposer mes vassaux, mes deux braves parents, Et vous, le guerroyeur grand parmi les plus grands, C'est trop pour une femme, et, tenez! je suis la— .

DL GCESCLIH.

Vous combattez l'Anglais : je suis donc à ma place.

ALAIN

Nous aussi.

CLOTILDE

Votre cœur est vaillant, je le sais, Alain; mais c'est pour moi qu'ici vous exercez Ce métier de soldat si périlleux.

ALAIN

Mon frère Était beaucoup trop bon de vouloir m'y soustraire Du Guesclin maintenant connaît ce que je vaux.

OLIVIER, à part.

Il me hait, car il croit que nous sommes rivaux !

Fanfare.

THIBAUD, à Du Guesclin, venant du fond.

Capitaine !

DU GUESCLIN

Eh bien! quoi?

THIBAUD

Le héraut d'Angleterre Vient demander accès pour un parlementaire.

DU GUESCLIN

Bien ! qu'il entre î

Thibaud sort.

Ma ruse aurait donc réussi !

Au quaitcnier.

Apportez le restant de nos vivres ici,

Aux soldats.

Et mangez et buvez !

Au bourgeois gras, gaiement.

Toi, montre bien ta panse, Ami ! Du diable alors si cet Anglais ne pense Que nous faisons par jour au moins quatre repas !

Au bourgeois maigre.

'Sw,° "iciigi

Mais toi, va te cacher : il ne le croirait pas.

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