‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 185 sur 214 · TOUS LES BOURGEOIS · texte numérisé non relu

TOUS LES BOURGEOIS

Oui!

CLOTILDE, émue.

Mes braves vassaux, merci, du fond de l'âme!

LE BOURGEOIS GRAS, à part.

L'arrière-garde est très nécessaire. J'en suis!

Il se sauve.

UNE FEMME, tenant clans ses bras un jeune nourrisson et un autre enfant à la main, s'approche de Clotilde; quelques femmes la suivent.

Châtelaine, on répand dans la ville des bruits Sinistres, et l'on dit que la faim nous menace. Mais avec le vaillant Breton, au cœur tenace, Nous sommes prêtes, nous, les femmes, à subir, Sans un sanglot, sans un regret, sans un soupir, La faim et les horreurs du siège le plus rude. Ne gardez donc pour nous aucune inquiétude, Dame, car nulle épouse et nulle mère ici Ne vous conseillera de demander merci, — Pour toutes je le dis, car je pense comme elles ! Quand même tarirait le lait de nos mamelles.

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