AL A IX
Apprends-le, d'aujourd'hui cette main est armée ; Et mon estoc, qui mit à mal plus d'un chrétien, Bien que rouge de sang, a soif encor du tien.
LE BATARD
Tu le veux, soit ! meurs donc, mais j'aurai peu de joie De ma victoire, ayant une aussi faible proie. A nous deux !
Ils combattent.
ALAIN
Moi, je veux un combat sans merci !
LE BATARD
Jeune insensé, c'est toi qui resteras ici.
Alain lui porte un grand coup; le Bâtard tombe.
Ah ! je suis mort !
ALAIN, l'achevant d'un coup de dague.
Que Dieu prenne en pitié ton âme !
LE BATARD, frappant Alain à la tète.
La tienne aussi !
Il retombe. Alain se relève en cbancelant. ALAIN.
Serpent ! il m'a tué !
Il ùte son casque et touebe de la main son front ensanglanté.
La lame M'est entrée au défaut du morion... je meurs !
Il tombe à son tour.