‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 202 sur 214 · AL A IX · texte numérisé non relu

AL A IX

Apprends-le, d'aujourd'hui cette main est armée ; Et mon estoc, qui mit à mal plus d'un chrétien, Bien que rouge de sang, a soif encor du tien.

LE BATARD

Tu le veux, soit ! meurs donc, mais j'aurai peu de joie De ma victoire, ayant une aussi faible proie. A nous deux !

Ils combattent.

ALAIN

Moi, je veux un combat sans merci !

LE BATARD

Jeune insensé, c'est toi qui resteras ici.

Alain lui porte un grand coup; le Bâtard tombe.

Ah ! je suis mort !

ALAIN, l'achevant d'un coup de dague.

Que Dieu prenne en pitié ton âme !

LE BATARD, frappant Alain à la tète.

La tienne aussi !

Il retombe. Alain se relève en cbancelant. ALAIN.

Serpent ! il m'a tué !

Il ùte son casque et touebe de la main son front ensanglanté.

La lame M'est entrée au défaut du morion... je meurs !

Il tombe à son tour.

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