‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 82 sur 214 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

En I87w2, an lendemain de lu guerre^ deux poètes amis avaient pensé qu'il pouvait être salutaire d'évoquer sur la scène française, avec le souvenir des désastres anciens, le spectacle des héroïques efforts tentés par nos aïeux pour les réparer et pour reconstituer la patrie; et ils ont écrit ce drame, dont F action se déroule, en effet, au milieu d'une des plus redoutables crises que la France ait traversées.

Des motifs, sans intérêt pour le lecteur, se sont opposés à la représentation de La Guerre de Cent Ans.

Aujourd'hui, après avoir remanié leur œuvre, font/temps abandonnée, et lui avoir restitué certains développements pittoresques que le théâtre n'eût point admis, les auteurs se décident à la publier.

Depuis quatre ans, le sentiment guerrier de la

nation, siénergiquementvivaceà cette époque, a cessé peu à peu de se manifester. Il n'appartient pas à de simples artistes de juger ce revirement de V opinion et d'en apprécier les causes; il leur est cependant permis de constater que ce besoin de paix si naturel — et qu'ils partagent eux-mêmes — s'exprime, à l'heure présente et d'une fanon générale, avec une pénible exagération.

Sans donner à leur drame plus d'importance qu'il n'en mérite, ils le livrent au public, curieux de savoir quelle émotion peut encore éveiller en lui le cri de colère et de douleur patriotiques qui grondait alors dans toutes les poitrines, et dont ces vers ne sont qu'un écho.

F. C. et A. (l'A.

Novembre J «S77.

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