U'.TE IV, SCÈNE II
Non ! tu n'as pas trouvé de moine fanatique Qui t'ait dit...
SEVE no.
J'ai juré sur le saint viatique !
Ma mère, je vous aime et vous ai pardonné ; Mais, parricide ou traître, hélas ! je suis damné, Et de ces deux forfaits, dites, quel est le pire ?
DONNA PI A
Tu veux toujours tuer cet homme... Oh! Dieu, j'expire !
Non, non, ta chère main ne fera pas cela !
Non, tu ne tueras pas, mon fils, ce Spinola!
Tu ne commettras pas cette atroce folie !
Ta mère le défend, ta mère t'en supplie,
Par ce corps douloureux, enfant, qui t'a produit...
Et... tiens...
Elle arrache sa mantille et laisse voir sa chevelure devenue toute
crise.
Par ces cheveux blanchis en une nuit !
SEYERO, reculant d'épouvante.
Ah !... je n'aurai donc pas un instant de relâche : Ma mère ! laissez-moi... Je ne suis que trop lâche, J'ai déjà reculé plus qu'il n'aurait fallu. Laissez-moi !... Je n'ai rien encore résolu.
Entre un serviteur.