‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 156 sur 251 · ROBIN · texte numérisé non relu

ROBIN

Eh bien, non!

Aussi vrai que Robin le Berger est mon nom

Et que c'est toi, Dimcan le Chasseur, qui me parles, Je ne croirai jamais, moi, que le prince Charles, Qu'un fils de roi, — combien voudrais-tu parier? — Soit ainsi revenu comme un aventurier.

LE VIEIL ENOCH

Prends-y garde! On a vu choses plus surprenantes.

DU ne AN.

Mais c'est le bruit public. Il arrive de Nantes, Avec quelques Français, des compagnons choisis, Sur un vaisseau bondé d'armes et de fusils. Le prince, débarqué près d'ici, vers les îles, A, chez les Mac-Donald, trouvé de sûrs asiles. Plusieurs chefs l'ont déjà visité, dont les clans Payèrent auxStuarts bien des impôts sanglants. Ils venaient pour blâmer le jeune téméraire ; Mais, à son seul aspect, il parait qu'au contraire, Au cœur de tous les chefs a tout à coup monté Un flot de loyalisme et de fidélité.

Devant ce fils de roi, jeune, charmant et brave, Que la mer leur semblait rendre comme une épave Et qui leur souriait, l'air confiant et doux, Criant : « Vive le Roi ! » tombant tous à genoux, Ils ont baigné ses mains de leurs larmes de joie. II parait, mes amis, qu'il suffit qu'on le voie

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