‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 195 sur 251 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARIE, couchée dans l'ombre,

Lord FINGALL, DONALD DE GLENMORISTON,. GORDON DE GLENCOÉ.

LOI» I> FINGALL, aux deux chefs, en entrant vivement.

Eh bien ! moi, je vous dis que c'est une folie !

GORDON DE GLEHCOÉ.

Nous vous respectons tous, milord, profondément;

Cependant, en ceci, je suis du sentiment

De Donald. Il convient d'éclaircir cette affaire.

DONALD DE GLENMORISTON, à lord Fingall.

Et voilà beaucoup trop longtemps qu'on la diffère. Et pour mon compte, — il faut bien que vous y pensiez, Je n'irai pas plus loin, avec mes tenanciers, A moins d'être très sur de servir un bon maître.

Le Prince — vous voulez bien, tous, le reconnaître, — Est brave, généreux, loyal. . .

DONALD DE GLENMORISTON.

Oui, c'est certain ; Mais j'ai grand'peur, aussi, qu'il soit un libertin. Et nous ne voulons pas, nous, d'un roi de débauche.

GORDON DE GLENCOÉ.

Charles deux, avec ses reines de la main gauche, Et sa cour dépravée, et ses ruffians hideux, Nous ont fait trop de mal et l'on se souvient d'eux.

LORD FINGALL.

Et de quoi pouvez-vous accuser Son Altesse,

Mes amis? De galante et libre politesse

Envers les femmes? Mais, quoi de moins surprenant ?

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