ACTE I, SCÈNE II
Fouillant le sac, — ainsi qu'un curieux le doit, — Je vis d'abord ce gant unique, ce gant droit, Mais qui porte une croix de drap roirge en sa paume.
LOUYOIS, examinant le gant que Grisard vient de lui remettre.
Étrange !
GRISARD, lui donnant divers papiers.
Plus l'état des villes du royaume Qui, toutes, — on le voit par ces divers écrits, — Au synode secret, dont le siège est Paris, Lancent un député huguenot, qui s'y glisse Au nez des parlements et de votre police.
LOUYOIS.
Un synode ! à Paris ! Quand ?
GRISARD
Ce soir. Est-ce clair?
LOUYOIS.
Où?
GRISARD
Dans un souterrain, près la porte d'Enfer. C'est là que la Réforme a célébré son culte, Depuis un mois.
LOUYOIS.
Malgré l'édit ! C'est une insulte
Au Roi, c'est un complot en règle ! Et des amis De Madame Scarron s'y trouvent compromis !... Ce d'Aubusson est bien de sa proche famille?
GRISARD
C'est son cousin.
LOUYOIS.
Qu'en as-tu fait?
GRISARD
A la Bastille.
LOUYOIS.
Bien ! — Je veux assister au synode. Comment?
GRISARD
Ce gant mystérieux leur sert de ralliement. Mettez-le.
LOUYOIS.
Mais vois donc l'imprudence où tu tombes ! Si l'on me reconnaît?...
GRISARD
Eh bien ! les catacombes Dans ces caveaux perdus doivent donner accès ?
LOUYOIS.
Peut-être... Assure-t-en, sans plus tarder.