ACTE I, SCÈNE VII
Qui vont réjouir fort vos jeunes demoiselles : Il pousse activement les travaux de Saint-Cyr. C'est un projet que j'aime et qui doit réussir, Non pas tant pour son but utile et sa largesse, Mais bien parce qu'il est né de votre sagesse.
Oh ! vous me comblez, Sire, et Votre Majesté Estime beaucoup trop l'œuvre de charité Qui me fit partager aux filles de naissance Les bienfaits que je tiens de sa munificence. A Rueil, j'ai commencé cet établissement ; Mais je me souvenais pour cela seulement D'avoir été jadis seule, pauvre, orpheline. Mais, quand vous le prenez sous votre discipline, Sire, quand vous ouvrez ses abris protecteurs Aux plus pauvres enfants de vos bons serviteurs Pour leur rendre, plus tard, des épouses parfaites, Vous faites grand, ainsi que tout ce que vous faites, Et c'est m'apprécier bien plus que je ne vaux.
LE ROI
Non pas. — Mais nous irons visiter les travaux
Dès demain. Nous voulons qu'ils soient à notre guise.
Puis, si vous permettez, Madame la Marquise,
Nous nous occuperons de ceux de Maintenon.
La marquise s'incline, le Roi lui prend la main et s'éloigne, suivi de toute sa Cour.
LE MARÉCHAL, bas, au duc.
Oui, vous disiez vrai, duc, c'est notre reine.
L OU VOIS, à part.
Non!