ACTE II, SCÈNE II
Ce ne sont point ici de banales excuses :
Mon maître est prêt, vous dis-je, à vous porter secours ;
Et si je fais valoir le prix de son concours, .
C'est pour vous préparer à la juste requête
Dont je vais devant vous me faire l'interprète.
Pour sauver votre cause et garder votre foi,
Messieurs, le stathouder vous fait tenir par moi,
Sur-le-champ, trois cent mille écus d'or, et vous arme.
Quand la guerre civile aura jeté l'alarme,
Et lorsque l'étendard levé des protestants
Tiendra tout le midi, Guillaume, en même temps,
Au nord, envahissant la Belgique entamée,
Apparaîtra, suivi d'une nombreuse armée.
L'Empereur Léopold et le Roi Charles deux
Entrent dans notre ligue; et, pour être sûrs d'eux,
Nous venons de signer une alliance occulte.
Vainqueur, le stathouder rétablit votre culte,
Et de le maintenir toujours vous fait serment.
Il exige de vous pour cela, seulement,
De ne pas désarmer ni quitter la campa^n !
Qu'il n'ait neutralisé, sans les rendre à l'Espagne,
Par un traité de paix à la France accordé,
Maubeuge, Saint-Omer, Valenciennes, Coudé,
Et tout le sol sur qui Louis quatorze allègue
Le droit qu'il a conquis à la paix de Nimègue.
242 MADAME HE MAINTEXON.
TOUS, avec un long murmure.
Ah!