‹ ThéâtreChapitre 29 sur 191 · SCÈNE PREMIÈRE MAITRE FERRARI, GIANNINA · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE MAITRE FERRARI, GIANNINA

MAITRE FERRA DI. légèrement pris de vin.

Non, Giannina, j'ai fait un serment d'honnête homme

Et je veux le tenir. Aussi vrai qu'on me nomme Taddeo Ferrari, maître et patron luthier A Crémone et syndic des gens de mon métier

Dont aux processions je porte la bannière, Tu seras mariée et de cette manière...

GIANNINA.

Mais, mon père...

MAITRE FERRARI

J'agis très raisonnablement.

Notre vieux Podestat, décédé récemment, — Que Jésus le reçoive en ses miséricordes î — Voulant que le renom des instruments à cordes Sortis de notre vieille et fameuse cité Reste dans l'avenir toujours plus mérité, Vient de léguer sa chaîne en or à l'homme habile Qui ferait le meilleur violon de la ville. Le concours est ouvert et se juge aujourd'hui. Et moi, simple artisan, mais m'inspirant de lui, Aux compagnons luthiers assemblés en famille, J'ai promis de donner ma maison et ma fdle A celui qui, par son talent dans notre état, Aurait la chaîne d'or du défunt Podestat. C'est convenu, conclu, réglé! Donc, point d'affaire!

GIANNINA.

Je vous ai dit que j'ai quelqu'un que je préfère.

MAITRE FERRARI

Sandro! Tu l'oublieras. Le voilà prévenu.

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