‹ ThéâtreChapitre 33 sur 191 · SCÈNE II GIANNINA, SANDRO · texte numérisé non relu

SCÈNE II GIANNINA, SANDRO

Seule un instant, Giannina pousse un soupir; puis Samlro entre à gauche, portant un violon dans un étui en bois noir, qu'il pose sur le comptoir à gauche.

SANDRO

Eh bien, signorina?

GIANNINA.

Sandro !

SANDRO, lui prenant les mains.

Quelle nouvelle ?

Le maître garde-t-il toujours dans sa cervelle Sa résolution de ne vous marier Qu'à celui qui sera le meilleur ouvrier ?

GIAKNINA.

Hélas ! plus que jamais.

SANDRO

Quelle folie extrême !

Mais a-t-il su de vous à quel point je vous aime, Et que, si je n'ai pas votre main, j'en mourrai? Qu'a-t-il donc répondu?

GIANNINA.

Que je vous oublierai.

Le cruel !

GIANNINA, montrant l'étui à violon.

Avez-vous fini votre chef-d'œuvre ?

SANDRO

Fussé-je paresseux autant qu'une couleuvre, J'eusse été toujours prêt; car, hélas ! c'est en lui Qu'est mon dernier espoir, et l'on doit aujourd'hui.

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