SCÈNE V
Je l'ai dit, je l'ai cru... Bon! la chose était sure... Mais ce dépit cruel a rouvert ma blessure.
VÉRONIQUE
Eh bien, si vous l'aimez encore, dans ce cas, Sachez si ses parents ne la contraignent pas. Ne la maudissez point sans éclaircir vos doutes.
.1 K AN, amèrement.
Les femmes, les voilà ! . . . Vous vous défendez toutes . . .
Non, je suis sur qu'Irène agit de son plein gré.
Le richard lui plaît mieux que le pauvre émigré.
Quoi ! les grains sont en baisse, et je prétends qu'on m'aime î
Qui donc voudrait de moi?... Mais personne; et vous-même,
Bien que vos sentiments soient désintéressés,
Dites-moi franchement...
VÉRONIQUE
Monsieur Jean, c'est assez!
Il n'est pas question de moi; je vous arrête.
JEAN
Ah! pardon! mille fois pardon! Je perds la tête, Et je deviens méchant... Il faut partir! allons! Car j'entendrais d'ici grincer les violons De leur noce maudite... Il vaut mieux que je parte. C'est bien... Je me ferai soldat de Bonaparte.