‹ ThéâtreChapitre 107 sur 219 · SCENE VII HENRI, HÉLÈNE, FRANÇOISE · texte numérisé non relu

SCENE VII HENRI, HÉLÈNE, FRANÇOISE

FRANÇOISE, avec beaucoup de bonne grâce. Je suis confuse, ma tante... Si vous aviez vu ma chevelure ébouriffée, vous me pardonneriez...

Ébouriffée, toi, Françoise!... Je ne reconnais plus ma nièce !...

FRANÇOISE, avec un soupir.

Elle est bien changée, allez!...

HÉLÈNE En si peu de temps?

FRANÇOISE

Hélas! oui... Où est l'existence paisible que je menais chez vous? Mes frisons étaient irréprochables et je ne molestais personne. Aujourd'hui, j'ennuie le gouvernement et ne puis discipliner ma crinière... Le monde renversé.

HÉLÈNE

Ta crinière, c'est un petit malheur! Quant au gouvernement, pourquoi le harceler? Henri, j'avais précisément une communication à vous faire de la part de Clairaut.

HENRI, vivement.

Vous avez vu Clairaut?

HÉLÈNE Non, pas lui, sa femme.

HENRI

Et vous savez?...

FRANÇOISE, souriant.

Chut!... laissez parler ma tante.

HÉLÈNE, avec importance, à Henri.

Je sais qu'il est tout surpris de l'hostilité dont vous poursuivez le ministère. Tant mieux que l'occasion se

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