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ACTE IV

griots dans nos fêtes : ils chantent, font danser les serpents et rire le monde avec leurs grimaces... Métier de bénédiction!... Des femmes en quantité et à si bon marché!

PAUL, riant.

Totilo, nous allons, ce griot et moi, te reconduire jusqu'à l'hôtel. Chemin faisant nous tâcherons de te faire percevoir les nuances qui différencient l'artiste du bateleur.

MARIE

Ne m'enlevez pas Jean. J'ai un petit service à réclamer de lui, vous le réhabiliterez bien sans qu'il soit présent.

JEAN

Voilà qui ne sera pas banal: dire du bien de moi pendant que j'aurai le dos tourné! Allez, mes amis, je reste...

MARIE

Totilo, il faut que vous autorisiez Bibichupa à se promener tous les matins avec moi. Je sais un peu la langue d'Enderta, dont M. Moncel m'a donné des leçons et quelques bavardages avec votre femme me rendront capable, lorsque j'arriverai devant Kigérik, d'être comprise de lui.

TOTILO

Petite femme très sage, tu n'as que de bonnes idées! Sans cette maudite religion tu ferais si bien l'affaire!...

MARIE

Tout s'arrangera, vous verrez!... A neuf heures, demain matin, chez Bibichupa! Au revoir. (Paul et Totilo sortent.)

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