SCENE VI
FRANÇOISE, THÉODORE. Françoise quitte brusquement le coin où elle travaille, et vient droit à son oncle.
FRANÇOISE
J'ai à vous parler, mon oncle!
THÉODORE, insouciant.
Qu'y a-t-il?
FRANÇOISE
Ne me questionnez pas, je vous en supplie. Je voudrais quitter la maison.
THÉODORE Quelle maison? Celle-ci?
Tout le monde est bon pour moi. Ne cherchez pas.
Françoise, je remplace tes pauvres parents, tu es ma fille... j'ai des devoirs envers toi, je les remplirai. Pourquoi veux-tu partir?
FRANÇOISE
Appelez cela caprice ou lubie, je vous assure, rien ne m'y force...
THÉODORE
Pas d'enfantillage... donne-moi une raison... j'attends!
FRANÇOISE
Ma résolution n'est pas soudaine... Il y a longtemps que je la médite.
THÉODORE, incrédule.
Sans me rien dire ?
FRANÇOISE
Je reculais devant un aveu pénible à vous faire, vous. mon seul ami! Ici, je m'ennuie... J'espérais m'accoutumer