‹ ThéâtreChapitre 25 sur 96 · SCENE QVATRIESME · texte numérisé non relu

SCENE QVATRIESME

LVCINDE. PHENICE. ALCIDOR.

FRIPESAVCES.

LVCINDE.

/^Velle raison vous porte à faire tant de bruit?

FRIPESAVCES.

Ce captif rachepté dit qu'il est vostre père.

ALCIDOR.

O Cieux! ie la voy donc cette fille si chère.

LE PARASITE. loi

Luciiide, vostre père est enfin de retour;

Vous voyez deuant vous qui vous a mise au iour.

LVCINDE.

Vous ? vous estes mon père ?

ALCIDOR.

Il est tres-veritable.

PHENICE.

Ha! qu'il est ridicule!

LVCINDE.

Ha! qu'il est admirable!

Si pour nous abuser il n'est point aposté, Il nous esclaircira de cette vérité.

ALCIDOR.

le le veux, de bon cœur, i'ay la mémoire bonne. Quand ie fus pris des Turcs nous estions dans l'Automne, Vous pouviez bien auoir enuiron treize mois, Et i'ay veu vostre corps tout nud plus d'vne fois.

LVCINDE.

Il me fera rougir! adieu, ie me retire.

ALCIDOR.

Ne vous retirez point, pour dieu laissez-moy dire.

Vostre mère en grossesse eut vn goust depraué, Et sous ce teton droit qu'on voit si releué. Fit par cet appétit former vne groselle. Qui durant la saison semble assez naturelle.

LVCINDE.

Ma mère a diulgué cette marque en mon sein.

ALCIDOR.

Mais sur la cuisse encor n'auez-vous pas vn sein?

LVCINDE.

De qui Ta-t-il apris? le suis toute confuse.

PHENICE.

C'est possible vn Bohême, et c'est leur moindre ruse.

FRIPESAVCES.

Ils disent bien souuent ces choses par hazard.

LVCINDE.

Du diuertissement mon frère aura sa part.

LE PARASITE. io3

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