‹ ThéâtreChapitre 102 sur 286 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

WALLENSTEIN, TEaZKY, ILLO.

ILLO. Est-ce fini ?

TERZKT. Êtes-vous d'accord ?

ILLO. Ce Suédois est parti d'un air Irès-content. Oui, vous êtes d'accord.

WALLENSTEIN. Écoutcz. Il n'y a encore rien de fait, et, tout bien considéré, j'aime mieux ne pas agir.

TERZKY. Comment ? Qu'y a-t-il?

WALLENSTEIN. Vivrc par la grâce de ces Suédois, de ces arrogants ! Je ne puis le supporter.

ILLO. Allez-vous comme un fugitif mendier leur secours? Vous leur apportez plus que vous ne recevez.

WALLENSTEIN. Qu'est.-il arrivé à cc connétable de Bourbon qui se vendit aux ennemis de sa nation, et tourna ses armes contre son propre pays? La malédiction fut sa récompense, et l'horreur des hommes a puni sa conduite coupable et dénaturée.

ILLO. Êtes-vous dans le même cas ?

WALLENSTEIN. Croycz-moi, chaquehomme respecte la fidélité comme la plus étroite parenté, et se croit né pour châtier ceux qui l'outragent. La haine des sectes, la fureur des partis, l'envie enracinée et les rivalités se réconcilient ; tous ceux qui cherchent avc<* cage à se détruire s'apaisent, se réunissent pour poursuivre l'ennemi commun de l'humanité, la bête féroce qui viole

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