‹ ThéâtreChapitre 139 sur 286 · ACTE III, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XI

îtdrzkt et iLLO. Il est ici ?

WALLENSTEiN. Mon Cûurrier?

TERYKY. Depuis plusicurs heures.

WALLENSTEIN. Et je ne le sais pas!

BUTTLER. La garde l'a arrêté.

ILLO, frappant du pied. Malédiction !

BUTTLER. Sa lettre a été ouverte et court de main en main dans le camp.

WALLENSTEIN. SavBz-vous ce qu'elle contient?

BiTTLER, hésitant. Ne me le demandez pas.

TERZE.Y. Oh ! malheur à nous, lUo ! Tout s'écroule à la fois.

WALLENSTEIN. Ne me cachez rien. Je puis entendre la plus malheureuse nouvelle. Prague est-il perdu? l'est- 11 ? Avouez-le-moi franchement?

BUTTLER. Il est perdu. Tous les régiments placés à Budweiss, à Tabor, à Braunau, à Rœniginngralz, à Braûn, àZnayra, vous ont abandonné et ont renouvelé leurs serments à l'empereur. Kinsky, Illo, Terzky et vous-même êtes proscrits. {Terzky et lUo montrent leur effroi et leur désespoir ; Wallenstein demeure ferme et tranquille.)

WALLENSTEIN, oprès un instant de silence. C'en est fait, maintenant tout est bien. J'ai été promptement affranchi des angoisses du doute ; mon cœur redevient libre, mon esprit reprend sa clarté. C'est diins la nuit que brille l'étoile de Friedland. J'ai tiré l'épée avec une résolution flottante, avec un courage indécis ; tant que j'ai eu à choisir, j'éprouvais de violentes contradic-* lions. Maintenant la nécessité commande, les doutes s'évanouissent. Je combats pour ma vie et ma tête. (// sort; les autres le suivent.)

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