‹ ThéâtreChapitre 165 sur 286 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

tera seule. (// remarque Buttler et Gordon.) Pendant que nous étions en roule pour venir ici, nous avons entendu une forte fusillade à gauche. L'avez-vous aussi entendue dans la forteresse?

GORDON. Oui, mon général. Le vent nous apportait ' bruit du côté du sud.

BUTTLER. Il paraissait venir deNeustadt oudeWeiden.

WALLENSTEIN. C'cst le chcmin par où doivent venir les Suédois. La garnison est-elle forte ?

GORDON. Elle se compose de huit cents hommes en état de servir ; les autres sont invalides.

"WALLENSTEiN. Et Combien y en a-t-il à Joachims- Ihal?

GORDON. J'ai envoyé deux cents arquebusiers pour renforcer ce poste contre les Suédois.

WALLENSTEiN. J'approuve votre précaution. On a aussi travaillé aux remparts, j'ai vu cela en passant.

GORDON. Le rliingrave nous serrait de près, et j'ai fait à la hâte élever deux redoutes.

WALLENSTEiN. Vous scrvcz fidèlement l'empereur, je suis content de vous. {A Buttler.) Vous retirerez le poste de Joachimsthal, ainsi que tous ceux qui pourraient s'opposer à l'ennemi. (A Gordon.) Commandant, je remets à vos fidèles mains ma femme, ma fille et ma sœur. Je ne compte pas séjourner ici, j'attends seulement des lettres, et dès que je les aurai reçues, je quitterai la ville avec tous les régiments.

SCÈXE IV.

Les Précédents', TERZKY.

TERZRY. Message heureux ! bonne nouvelle !

WALLENSTEIN. Quelle nouvelle nous apportes-tu?

TERZKv. Il y a eu une bataille à Neustadt, et les Suédois ont remporté la victoire.

^^•»LLENSTEiN. Quc distu? d'où te vient cette nouvelle?

TERZKY- Un paysan l'a apportée de Tirschonreut. Le conribat a commencé après le coucher du soleil. Une troupe d'Impériaux venant de Tachau a voulu forcer les retranchements des Suédois. Le feu a liuré deux heures ; mille Impériaux et le colonel sont restés sur le champ de bataille. Il n'a pas su m'en due davantage.

WALLENSTEIN. Comment les troupes impériales se trouvaient-elles à Neustadt? Altringer éiail encore hier à quatorze milles d'ici ; il faudrait qu'il eût des ailes. Les troupes de Galas se dirij^'ent vers Frauenherg et ne sont pas encore toutes réunies. Suys se serait-il risqué si loin? cela ne peut pas être. [Itlo parait.)

TERZKY. Nous Ic saurous bientôt ; je vois venir Illo joyeux et en toute hâte.

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