ACTE IV, SCÈNE X, îl
WALLENSTEîN. Oui, VOUS resterez sous la garde d braves gens.
LA COMTESSE. Oh ! preoez-nous avec vous, mon frère, ne nous laissez pas dans cette sombre solitude attendre avec inquiétude l'issue des événements. On supporte facilement le malheur présent ; mais le doute et les angoisses de l'attente nous rendent affreux celui qui plane dans l'éloignement.
WALLENSTEiN, Qui parle de malheur? Que vos parolei soient moins tristes. Pour moi, j'ai de tout autres aspérances.
LA COMTESSE. Emmencz-moi donc avec vous. Ne nous laissez pas dans ce lieu de triste présage. Mon cœur est oppressé dans ces murailles, il me semble que je respire l'air d'une caverne de mort. Je ne puis vous dire comme jeme trouve mal en celieu. Oh ! emmenez-nous. Venez, ma sœur, priez-le aussi de nous emmener. Venez à mon secours, ma chère nièce. Je changerai les mauvais présages de ce lieu, car il renfermera ce que j'ai de plus cher au monde.
MADEMOISELLE DE NEUBRENN revient. Voici l'officier suédois.
WALLENTEiN. Laisscz-la seule avec lui.
(// sort.)
LA DUCHESSE, à Thécla. Tu pâlis, mon enfant ; il est impossible que tu lui parles; viens avec ta mère.
THÉCLA. Mademoiselle de Neubrunn restera près d'ici.
(La duchesse et la comtesse sortent.)