‹ ThéâtreChapitre 6 sur 286 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les précédents; UN MAKÊCH AL DES LOGIS, UN TROMPETTE, UN HOLLA.N.

LE TKû.MPETTE. Que veut ce paysan? Hors d'ici, canaille!

LE PAYSAN. Mes bons messieurs, un morceau de pain et un coup à boire ! Nous n'avons encore rien mangé d'aujourd'hui.

LE TROMPETTE. Ça vcut toujours boire et manger.

LE HOULAN, ovec uïi verrc. Tu n'as pas encore déjeuné? alors, bois, chien ! {Il le conduit py^ès de la tente; les autres s'avancent.)

LE MARÉCHAL DES LOGIS, au trompette. Crois-tu que ce soit sans m.olif qu'on nous a donné aujourd'hui double paye, que ce soit seulement pour nous rendre joyeux et nous faire faire bombance?

LE TROMPETTE. La duchcsse arrive avec la princesse sa fille...

LE MARÉCHAL DES LOGIS. Ce u'est là qu'uu prétexte; mais, vois-tu, ces troupes qui viennent des autres pro- ^inces se rassembler devant Pilsen, nous voulons les attirer à nous avec de bons morceaux; nous voulons qu'elles soient contentes et qu'elles se lient étroitement avec nous.

LE TROMPETTE. Ah ! oui, il y a de nouveau quelque chose sur le lapis.

LE MARÉCHAL DES LOGIS. Mcs^'icurs Ics généraux et les commandants...

LE TROMPETTE. Tout Cela u'cst pas fort agréable, à ce qui me semble.

LE MARÉCHAL DES LOGIS. Qui sc sout rassemblés ici...

LE TROMPETTE. Ce u'csl pas pour s'ennuyer. ■ LE MARÉCHAL DES LOGIS. Et ccs pourparlers, et tous ces Qiouvements...

LE TROMPETTE. Oui, OUi.

LE MARÉCHAL DES LOGIS, Et Cette vieille perruque, arrivée de Vérone, et que l'on voit rôder depuis hier avec sa chaîne d'or; cela signifie quelque chose, je parie.

LE TROMPETTE. Prcncz-y garde, c'est encore un limier qui épie les traces du duc.

LE MARÉCHAL DES LQGis. Vois-tu bien, ils uc se fient pas à nous, ils craignent les secrets desseins de Friedland. l'i. est monté trop haut, et ils voudraient bien le renverser.

LE TROMPETTE. Mais uous Ic souticndrous, nous. Ah ! si chacun pensait comme vous et moi...

LE MARÉCHAL DES LOGIS. Notrc régiment et les quatre autres commandés par Terzky, le beau-frère du duc, nous sommes le corps le plus déterminé du camp, et nous lui sommes tout dévoués. C'est lui-même qui nous a enrôlés, c'est lui qui a nommé les officiers, et ils sont à lui corps et âme.

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