ACTE PREMIER
Dans un hôtel particulier de l'avenue Friediand.
Un salon fumoir, vaste, attenant parle fond au grand salon. C'est une pièce d'assez grand luxe raffiné. Tout est tendu d'étoffes rares de l'Inde, très flottantes, môme le plafond; mais sans verser dans le mauvais goût. — Le piano à queue recouvert d'une admirable vieille chose asiatique qui traîne à terre. — La porte qui sépare le grand salon, et qui est fermée au lever du rideau, est toute en vitraux TÛTany, opalins, ni trop clairs ni trop foncés. — Au milieu de tout cela, pourtant, la tache brutale qui marque des gens d'affaires ; le téléphone dans un coin, près du piano, — une table encombrée de papiers, des journaux qui traînent, etc.. — Quatre jeunes gens et un monsieur d'une cinquantaine d'années, tous en habit, causent en fumant.