ACTE PREMIER
RICHARD
Quoi? la Brécourt?
^ IRÈNE
Cette vieille calamité qui ne peut pas supporter la fumée de tabac, à son âge ! Elle a pourtant eu un siècle pour s'y habituer. Je la retiens!
RICHARD
Non lâche-la.
IRÈNE
Ce n'est pas Tenvie qui m'en manque. Si tu crois celle petite corvée folichonne!... La Brécourt, la Marquise, et ta future belle-mère... le wagon des dames èeules!
RICHARD
Reste dans celui des fumeur».
LIGNIÈRES
Oh oui! madame, faites çal
IRÈNE
Il ne faudrait pas m'en défier! De quoi parlez -vous dans votre compartiment? Nous, on parle mariage... c'est à mourir. J'ai beau essayer d'amener la conversation de ta fiancée sur le divorce, ça a l'air de lui paraître trop prématuré.
Dis donc, maman, ne donne pas de mauvais conseils . à ma femme, je te prie.
IRÈNE
A la condition que vous allez rentrer immédiatement... Oh! vous avez de la bière, veinards!
LOUIS, se précipitant.
Vous en désirez, madame?
IRÈNE, riant.
Je VOUS crois I (II lui en verso dans le verre qu'elle tend.) AUez,
n'ayez pas peur. Un demi, mon garçon, un deroil
RICDARD, à Lignières.
Est-elle jeune, maman!
IRÈNE
On nous prend pourfrère et sœur quelquefois... moi et Richard?... Oh! dites donc, monsieur Soubrian, figurezvous que l'autre jour à Armenonville, en descendant d'auto, bras dessus bras dessous, mais pas plus que
cela, (Elle prend le bras de Richard) pOUr m'appuycr UU pCU,
parce que j'avais les jambes engourdies, le garçon a cru que nous étions en bonne fortune... Il nous a offert un cabinet particulier... ma parole!... Moi j'étais ravie... Richard fulminait!...
RICDARD
Cette blague!
Allons donc! Ça te met en rage d'avoir une mère qui a l'air aussi jeune que toi... (Un temps.) Seulement, au
fond tu en es fier. Ça compense. (Elle lui donne une tape, de
l'éventail, sur la joue.) Gcorgct n'cst pas arrivé?
TAULOT
Il ne doit pas larder.
IRÈNE
Lequel de vous jouait si mal du piano, tout à l'heure?
LOUIS, désignant Lignières.
Lui.
IRÈNE
Je ne vous félicite pas.