ACTE DEUXIÈME
A Saint Meilhan. — Résidence sans grand style, bâtie sous la Restauration. — Une grande pièce du rez-de-chaussée donnant, par une large porte-fenêtre en fer forgé, comme une grille avec vitres, sur un perron et sur un long parc feuillu à peine un peu roux déjà. — La pièce est vaste, gaie et froide; habilement modernisée, dans les détails, par des mains de femme. A droite et à gauche, portes. Piano à queue. Grande cheminée ancienne, arrangée à l'anglaise, à gauche. — Le» meubles sont jolis.
Le rideau se lève sur une scène d'intimité deux mois après le premier acte. A gauche, Isabelle et madame Heinian, près d'une petite table où il y a des boissons. A droite, à distance, Georg«s tape avec un marteau sur quelque chose quon ne distingue pas très bien; et au milieu d'eux, sur un pouf, face au public, complètement isolée : Jeannine. Elle se ronge un peu les ongles. Elle a un petit polo sur la tête et une cravate rouge.