‹ ThéâtreChapitre 6 sur 244 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

la moindre prîvauté, tu sais!... C'est une vertu!... En somme, sa position d'orpheline jadis, de vieille fille maintenant, et surtout Téducation de sa sœur, l'ont entraînée à ces allures libres de camarade... Elle a été la camarade, — trop rare espèce de femme ! — et c'est toute une génération qui finit ce soir!... Mais, au fond, crois-le bien, personne n'a jasé... et c'est tout de même une femme de grand mérite.

MADAME UEIMAN

Oui, oui, je connais la rengaine. Elle a élevé la petite au biberon, ses amis à la cravache, et vous êtes là une douzaine qui avez Tair d'enterrer votre jeunesse.

VICTOR

Oh ! moi, tu sais^ je ne suis pas de la promotion... je ne la connais que de deux ans. Ce sont les amis qui m'ont attiré... Il y avait une bonne table. Ils doivent tous être rudement furieux contre Dessandes! Et, ma foi, elle a bien fait de l'épouser, pour elle et pour la gosse. Il fallait une fin. Ils seront heureux et de cette fleur d'oranger ils sauront se faire d'excellente tisane... Mais quelle journée !

MADAME HEIMAN

Il y a encore du monde au salon?

VICTOR

Quatre chats... Tu viendras demain déjeuner?

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