SCÈNE X Les Mêmes, GEORGES, puis JEANMNE
MADAME DEIMAN
Je suis désolée, Georges! Je vous demande bien pardon pour monsieur; de Ghelles de ce retard. Il n'en fait jamais d'autres! Il y a un malentendu. Je lui avais bien dit, en effet, de passer me prendre à la maison, mais pas si tard...
GEORGES
Oh! nous avons encore le temps! (Tirant sa montre.) Hé! hé! cinq heures moins le quart. Si nous voulons lire, (Ennayé.) A moius quc uous rcmettious à demain ?
ACFE TROISIEME 133
MADAME UEIMAN
El le pis c'est qu'il est capable de m'allendre. Je n'ai averti personne que je sorlais. Il est assez slupide pour mnlicndre...
ISABELLE, à Joannino qui entre.
Tu assistes à la leclure, n'esl-ce pas?
JEANNINE
Oui.
GEORGES, à madame Heiman.
Nous allons faire sonner la cloche du jardin. Eh bien, que faites-vous? vou« filez aussi?
MADAME HEIMAN
La voilure ne doit pas encore être dételée. C'est encore ce qu'il y a de plus simple. (A part.) Veine! ça prend î
GEORGES
Vous vous croiserez en roule!
MADAME HEIMAN
J'en ai pour cinq minutes, aller et retour. Préparez vos papiers; je vous le ramène, (a la porte, elle revient., Kt puis, commencez sans nous. Si ça part de Charles le Téméraire, nous pouvons bien arriver un peu en retard.
^Elle dit cela d'un petit air malin et avcrlisseii-.) GEORGES
Comment, comment, Charles le Téméraire? Vous brouillez le titre et le sous-titre, ma chère amie. Cht^rles, on le petit t^mérnire. Ce n'est pas du tout la même
chose! (Madame Heiman s'est déjà enfuie.) Est-clle bête!... Ex
ceilenl début!...
(Il remonte en sifflant.)