‹ Théâtre impossibleChapitre 17 sur 201 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

GUILLERY, MONOCORDE

GUILLERY

Et d’un ! As-tu compris?

MONOCORDE

Oui et non.

GUILLERY

Tu as été pétillant d’esprit.

MONOCORDE

Oh! avec les hommes, je tire encore mon épingle du jeu. Ce sont les femmes qui me coupent la parole.

GUILLERY

Puisque tu manies si bien les hommes , je te livre maître Brid’oie.

MONOCORDE

Quel homme est-ce?

GUILLERY

Un tigre domestique. S’il avait le moindre soupçon sur toi, il te Battrait comme blé en grange.

GÜ1LLERY.

MONOCORDE

Attends-moi, je vais revenir.

GUILLERY

Tu as peur?

MONOCORDE

Non, mais j’ai une idée sur les coups de bâton qui fait que je n’aime pas à en recevoir.

GUILLERY

Sois tranquille, avec moi il ne t’arrivera rien.

MONOCORDE

Eh bien, je reste, tu es un homme, toi!

GUILLERY

Comment vas-tu faire pour nous délivrer de ce jaloux?...

MONOCORDE

Si l’on tendait une ficelle dans son chemin pour lui rompre quelque chose?

Fi donc!

MONOCORDE

Tu as raison, c’est mal.

GUILLERY

Ce n’est pas que cela soit mal ; mais on le rapporterait chez lui sur un brancard , et sa femme le trouverait intéressant. Tu ne les connais pas, Monocorde! elles ont une rage de soigner les malades ! Autre chose !

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