‹ Théâtre impossibleChapitre 23 sur 201 · GUILLEMETTE, CUILLER Y, ISABEAU, MONOCORDE · texte numérisé non relu

GUILLEMETTE, CUILLER Y, ISABEAU, MONOCORDE

(Monocorde entre en courant.)

GUILLERY

Mais quel heureux hasard! le voici!... Mesdames, souffrez que je vous présente le célèbre

MONOCORDE, GOtlfllS.

Mesdames, si.... je.... mais.... vous.... car.... (Il embrasse G ailler y. )

GUILLERY

Vous voyez devant vous l’homme le plus éveillé de tout Paris. Il ne dort pas un quart d’heure par semaine.

ISABEAU

Et pourquoi faire?

GUILLERY

Mais lorsque les bourgeois et les bourgeoises sommeillent parallèlement sous leurs édredons de soie orange, ne faut-il pas qu’il y ait quel-

GUILLERY

qu’un qui veille pour casser les lanternes, faire abover les chiens, attacher des chats aux sonnettes, allumer des pétards sous les portes, crier au feu , et faire courir les pauvres soldats du guet, qui n’ont d’autre plaisir en ce monde?

isabeau, riant, à Guillemette.

Il est bien.

Il est très-bien.

ISABEAU

Grand.

GUILLEMETTE

Distingué.

ISABEAU

Et spirituel.

GUILLEMETTE

Il est mieux que Guillery. ( A part.) Pauvre Isabeau !

isabeau, à part.

La malheureuse ! (Elles remontent vers le fond du théâtre, en s'aidant à mettre leurs manteaux.) monocorde, sur le devant de la scène, à Guillery.

Laquelle?...

GUILLERY

Oh! la question est délicate. Ma cousine, voistu, est ma cousine ; c’est la femme de mon cou-

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