‹ Théâtre impossibleChapitre 45 sur 201 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

monocorde , à part.

C’est la drapière.

GUILLEMETTE

Ma chère voisine, j’avais une peur affreuse de vous tout avouer.

ISABEAU

Et pourquoi ?

GUILLEMETTE

Vous avez des principes si sévères!... Les pommes vertes !...

ISABEAU

Bah ! les pommes vertes sont bonnes.

GUILLEMETTE

Excellentes!

ISABEAU.'

Et puis, quand on a dans son jardin des fruits vraiment trop mûrs!...

GUILLEMETTE

C’est juste !

ISABEAU

Va, mon enfant, nous sommes logées à la même enseigne, et je suis prise tout comme toi

GUILLEMETTE

Vrai?

ISABEAU

Tu aimes celui-ci, moi je suis folle de l’autre.

GUILLERY

GUILLEMETTE

Que tu es bonne !

ISA BEAU

Il n’est pas beau non plus.'

guillemette, regardant Monocorde.

Mais si! mais si !

isabeau.

Il y a bien à dire sur son nez.

guillemette, même jeu.

Mais non ! mais non !

MONOCORDE

Elle m’a souri.

ISABEAU

Sais-tu ce que j’aime en lui? c’est ce feu qui brille dans ses yeux. ( Guillemette regarde Monocorde.) Cette fièvre qui l’agite. C’est une nature ardente! Mais tu es trop jeune pour comprendre cela, toi ! ( Guillemette regarde Monocorde.)

GUILLEMETTE

Mais non!

ISABEAU

Tu n’as jamais aimé personne?

GUILLEMETTE

Que veux-tu? Il y a si peu de temps que je suis mariée! Et toi? '

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