ACTE III, SCÈNE VIII
GUILLERY
Prenez garde de vous blesser !
guillemette , indignée.
Oh!
brid’oie.
Taisez-vous !
TRUPHÈME.
Mon cher Guillery, tu es un excellent petit homme ; ta figure me plaît, ton esprit m’amuse, et j’ai toujours eu du plaisir à te voir; mais vat’en, et ne reviens jamais par ici.
isabeau, vivement.
Vous le chassez ?
guillery , avec dignité.
On donne huit jours à un domestique.
TRUPHÈME.
Tu étais au Pré-Gaillard avec ma femme !
Vous y étiez bien sans elle !
TRUPHÈME.
Tu as soupé à mes dépens.
GUILLERY
Je vous ai fait dîner gratis chez maître Fournet.
TRUPHÈME.
Comment peux-tu te conduire de la sorte ?
GUILLERY
GUILLERY
Cela m’est bien plus facile que de me conduire autrement.
TRUPHÊME.
Pourquoi fais-tu la cour à Isabeau ?
GUILLERY
Parce que je suis homme de goût.
TRUPHÊME.
Tu sais pourtant qu’elle n’est pas à toi.
Elle serait à moi, je ne l’en aimerais pas moins.
TRUPHÊME.
Pendard !
brid’oie.
Impudent !
GUILLEMETTE
Traître !
isabeau , à part.
Pauvre garçon !
GUILLERY
Eh! bonnes gens, quel mal vous ai-je fait?
Vous ne vous êtes pas ennuyés avec moi. (A Truphême.) Vous avez bien dîné.... (A Brid' oie.) Bien couru.... (Aux deux femmes.) Bien dansé. Vous envoyez Monocorde en prison , et vous me met-