SCÈNE III
rien, mais les gendarmes lui mettraient peutêtre bien les menottes au cou. Il en est joliment venu ce matin des gendarmes, et ceux qui n’ont pas la conscience nette, je leur conseille de se bien tenir.
ANGÉLIQUE
Uu’est-ce que ça nous fait?
JEAN
Ça vous fait plus que vous n’en avez l’air, et vous avez regardé par là !
ANGÉLIQUE
Vous êtes un nigaud, m’sieu Jean, et je vous jconseille d’aller voir au jardin si j’y suis.
JEAN
J’irai si je veux!
ANGÉLIQUE
Oui, mais vous le voudrfez, si je veux !
JEAN
Je ne dis pas non, mais si je fais ce que vous voulez, c’est parce que je veux bien vouloir comme vous.
ANGÉLIQUE
Vot’ servante, m’sieu Jean! ( Elle le pousse vers la porte.)
jean, s’en allant.
Eh bien! moi, j’aime ça, mademoiselle An- •
L’ASSASSIN
gélique. La femme doit obéissance.... oui, la femme doit se faire obéir.
angélique, le poussant dehors.
Adieu! ( Courant à la porte de gauche.) Monsieur! monsieur! il y a des gendarmes plein le pays!