‹ Théâtre inéditChapitre 11 sur 246 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE COMTE, L'AMBASSADE. Les tentures du rond s'écnrtent et laissent voir une vaste salle au fond de laquelle trOno sur une estrade LE ROI, entouré de la cour de France, SEIGNEURS ET Dames s'étageont sur les degrés de l'estrude. Le comte plie un genou ; le roi lui fait signe de se relever.

LE ROI

Milord, si l'Angleterre engendre De braves fils et tels qu'on les envie ailleurs, La chrétienté le sait ; mais parmi les meilleurs, Le meilleur est celui qu'ici je remercie D'avoir bravé la mer, toujours mal radoucie, Et le déchaînement terrible des autans Pour venir nous trouver, hôte espéré longtemps. Aucun n'eiU entouré d'une splendeur si grande La demande qu'il sied que notre peuple entende. Cher lord, en vous chargeant du soin de son destin Votre prince a prouvé son grand désir, certain Que toute chose, ici comme ailleurs, demandée Par Hichard de "Warwick, — est d'avance accordée. Parlez.

LE COMTE

Sire, Edouard, roi d'Angleterre, assis Sur un trône solide, et maître d'Henri-six, Vous demande la sœur de la reine de France Pour épouse et pour reine.

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