‹ Théâtre inéditChapitre 192 sur 246 · NO KL · texte numérisé non relu

NO KL

mois qu'il pouffre. A cau?e d-^ moi. Et je le laisse souffrir. Et quand ceci finira t-il? Jama's.Etsasantéest déjà altérée. L'homme qui me remet ses lettres me le disait encore ce matin. Vais-je lo laisser là éternellement? Je n'ai aucun moyen de lui venir en aide. C^, n'est pas moi qui pourrais ouvrir les portes d'une prison d'i^tat. Que puis-je? Le détacher de moi, lui écrire que je ne l'aime plus? Il ne me croirait pas. Il se dirait que c'est le duc qui me force à lui mentir. M'en aller? Jurer au duc que je disparaîtrai! C'est le duc alors qui ne me croirait pas. Et lui, même sorti, il me cherciierait, il me trouve.-ait, et le duc recommencerait plus furieux. 11 n'y a qu'un moyen. Moi morte, il pleurera d'abord, et puis il se consolera, il n'aura plus d; motif pour résister à son père. Oui, c'est moi qui empêche son bonheur, il faut qwi je m'en aille. — A dix-huit ans! — Non, c'est trop affreux! — J'ai besoin de relire sa dernière lettre pour me donner de la force.

Elle lit.

« ...De penser que je pourrais être près de toi, et que je suis là, et pour combien de temps, pour toujours, et que je pourrais mourir sans t'avoir revue, je souffre tant que j'ai envie de me briser la tête contre les murs... »

Oh! je suis lâche! Je devrais en avoir fini depuis deux mois! Il serait libre! Oui, je suis décidée.

Elle écrit.

« Adieu. Je te délivre. Pardonne-moi de ne l'avoir pas fait plus tôt. Pense à moi, mais ne me plains pas. Je ne te sacrifie rien; vivre sans toi, ce n'était pas vivre. Sois heureux, mon Max adoré. »

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