ACTE TROISIÈME, PREMIÈRE PARTIE. 371 LE MOT
Oui, nous en aurons tout l'air.
PULCHERRIMA
Vous y serez trompé.
Fâche-toi bien, mon cher, Et dénonce-moi bien comme amant de madame; Tu sais la loi sur ceux qu'endommage leur femme : Les amants sont forcés, hélas! quand ils sont pris. De décerner des coups de bâton aux maris.
ÉLOI
Forçat !
Nous en aurons tout l'air.
PDLCHERRIMA.
Et puis, appelle!
— Venez, mon cher docteur.
Elle va vers la porte. Le Mot la suit ; Éloi, furieux, sans répondre, se précipite sur le Mot.
Enfant !
Il récarie d'un coup de coude.
Comme elle est belle.
N'est-ce pas?
Il sort avec Pulcherrima.
ÉLOI, effaré.
Au secours! — Mais si l'on vient, grand Dieu!... N'imp«rte! je ne puis laisser ma femme.
Il court à la fenêtre.
Au feu!
Au feu ! Vite ! — Je sens que je deviens féroce.
Il essaye en vain de forcer la porte. — Il va ouvrir à la foule qui entre, les joueurs de cor jouant un hallali. — II leur montre la porte de la chambre.
Vite! enfoncez la porte!
La foule brise la porte et s'élance.
Oli ! quelle nuit de noce 1
La foule rentre avec le Uot et Pulcberrima. ÉLOI.
Vous voyez I
LA FOULE
Nous voyons.
UN ASSISTANT, au Mot.
Tu sais à quoi la loi Te condamne.
Je vais m'exécuter.
n va prendre un manche à balai.
Éloi, Je vous estime, et c'est avec la mort dans l'âme Que je vais accomplir ce que la loi réclame...
ÉLOI , qu'il rosse.
Si tu crois 1... "Veux-tu bien, lâche!...
C'est un devoir Pénible, mais je suis l'amant...
Sur un signe du Mot, on maintient Éloi. ÉLOI, rugissant sous les coups.
Vous allez voir!...
Je vais ruer!...