‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 103 sur 108 · LES BERGERS ET LES BERGERES · texte numérisé non relu

LES BERGERS ET LES BERGERES

Célébrons le doux mariage Qui va rendre heureux leur destin.

Vermeille épouse Lubin ;

Ah! qu’ils vont faire bon ménage!

Vermeille épouse Lubin ;

L’amour leur promet un bonheur sans fin.

LA FÉE

Ma promesse n’est pas remplie ,

Mes chers enfants : je viens de vous unir'. Mais jç vous dois encore une ferme jolie ,

aci

Et la voici.

(Elle frappe de sa baguette, et l’on voit paroïtre une colline sur laquelle est une ferme de l’aspect le plus riant. )

Vous pouvez en jouir..

Tout ce qu’il faut aux besoins de la vie S’y trouve rassemblé. Le jardin est ici :

Voyez plus loin dans la prairie Ce troupeau de moutons; il est à vous aussi:

Voilà des champs semés près de votre retraite. Votre félicité commence dès ce jour :

Ce n’est pas moi qui dois l’achever, c’est l’amour * Et je n’en suis pas inquiété.

( Elle veut s’en aller. )

VERMEILLE

Vous nous quittez ?

la f i e, à voix basse.

Je vais chercher Colin.

Colin pleure toujours sa volage maîtresse*

Vous prendrez soin de son destin.

N’est-il pas vrai? Son sort vous intéresse*

Il restera chez vous , vous serez son appui *,

Et vous aurez soin devant lui De ne pas parler de tendresse.

(Elle sorti)

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