‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 19 sur 108 · ACTE I, SCENE XIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XIII

LE MARQUIS

Non , il seroit affreux de me cacher.

Je la verrai, je lui parlerai; elle sentira bien qu’il m’est impossible de désobéir à ma mere. Oui, mon ami, j’ai adoré Colette , je lui ai promis de l’épouser : mais Colette est une simple bourgeoise; juge si ma mere consentiroit jamais....

LAPINE

Madame votre mere?Elle aimeroit mieux vous voir mourir que de vous voir déroger. Mais écoutez, monsieur; je crois qu’il y auroit maniéré de s’arranger. J’ai une morale qui m’a toujours tiré de par- tout : raisonnons.

On ne risque jamais de mal faire en remplissant tous ses devoirs. D’après cela, n’épousez point mademoiselle Colette, parceque ce seroit manquer à ce qu’un fils doit à sa mere ; ensuite , pour réparer vos torts envers made- 2. 4

moiselie Colette , faites- lui partager votre fortune, donnez-lui une bonne maison; en un mot...

le marquis.

Taisez -vous : je* vous chasserois tout-à-l’heure si vous connoissiez Colette.

l’ÉPINE.

Monsieur , je ne dis plus mot : mais quand mademoiselle Colette viendra, que lui dirai-je?

LE MARQUIS

Je n’en sais rien : venez m’habiller.

FIN DU PREMIER ACTE

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