‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 56 sur 108 · H LE BAISE K · texte numérisé non relu

H LE BAISE K

Ne dit -il pas aussi, ma mere.

Qu’avant tout il faut nous unir?

Oui , votre hymen est nécessaire.

Mais puis -je compter qu’Alamir Observera la loi sévere Que le destin...

Recevez -en mafoi.

D’ailleurs , maman , comptez sur moi ï Je vous réponds de tout.

Rien ne sera pénible »

Puisqu’il s’agit de mériter sa main.

Mais, ma mere , Phanor doit revenir demain*

S’il revenoit ce soir, il seroit impossible De nous unir.

Je le voudiois en vain.

Que nous conseilles- tu, Zélie?

Moi , je m’en fie à vous » vous saurez tout prévoir

ACTE 1, SCENE IL Je crois pourtant que le génie Pourroit bien arriver ce soir.

Allons, mes enfants , je suis prête A conclure un hymen objet de vos souhaits.

Mais il nous faut du moins quelques apprêts. Des fêtes...

Non , ma mere , il ne faut point de fête Quand on est au jour du bonheur;

Un mot suffit à notre cœur.

N’attendez pas les flambeaux d’hyménée Pour nous unir tous deux d’un lien éternel.

Ah ! pour tenir la foi que l’amour a donnée ,

On n’a pas besoin d’un autel.

Non, mon fils; c’est aux yeux de ma cour réunie. Que vous vous promettrez un amour immortel :

Le jour le plus beau de la vie Doit être le plus solemnel.

[à sa suite. )

Préparez leur hymen; que ma cour rassemblée Soit dans ces lieux témoin de leurs serments, ït puissent -ils jouir dans ces heureux moments

Il 6 L E B A I S E R.

D’une félicité qui ne soit point troublée î

Ah ! pour la mieux sentir, nos âmes sont d’accord.

ALAMlR,àîfl mere très vivement.

Vous qui me connoissez, jugez de mon transport.

1 Heureux par vous , heureux par elle , Toujours aimé, toujours fidele.

Vous chérir , l’adorer , et vivre pour vous deux. Voilà mon sort, voilà mes vœux.

A l’amour comme à la tendresse Je saurai donner tout mon cœur;

Entre vous deux j’ignorerai sans cesse Qui fait le plus pour mon bonheur.

De ma mere ou de ma maîtresse.

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