ACTE II, SCENE V
Par pitié , privez- moi du jour;
Un rival est toujours à craindre :
C’est dans mon sang qu’il faut éteindre Votre colere et mon amour.
Arrachez - moi ma triste vie ,
Je vous le demande à genoux.
M’enviez - vous le sort trop doux De mourir aux pieds de Zélie ?
Non , tu vivras pour souffrir davantage ,
Pour regretter Zélie et ton bonheur.
A l A m i r , se relevant furieux.
Eh bien ! crains ma fureur,
Crains l’excès de ma rage.
Je ne te quitte pas;
J’obséderai tes pas.
Je te dirai sans cesse ;
J’eus toute sa tendresse;
Elle m’aima jusqu’au trépas ,
Elle m’aima jusqu’ au trépas...
Je saurai te forcer de m’arracher la vie.
( à ses soldats. )
Un mot va me venger... Qu’on enleve Zélie.
(Hes Soldats l’arrachent des mains d’Alamir , et l’eiûpo?» tent dans leurs bras. )
ÏÉLIE.
O ciel !
A L A M I R , au désespoir .
Je ne te quitte pas.
azurine, le retenant.
Mon cher fils , arrêtez.
Je veux suivre ses pas.
Redoute un horrible trépas.
z É l i E , de loin Adieu, cher Alamir...
Non, je cours au trépas.
( Il s’échappe des bras de sa mere pour suivre Phanor qui a disparu avec Zélie ; Azurine court après son fils. )