‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 85 sur 108 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

PHANOR, BIRENE, SOLDATS.

Ph a n o r , je t’ai vaincu dans ta propre science; Toi-même as remis dans mes mains Le talisman de tes destins :

Je l’ai brisé , j’ai sauvé l’innocence.

PHANOR

Tu me braves, perfide, après m’avoir trahi :

Mais redoute encor ma colere ;

Je te voue à jamais une immortelle guerre ,

Tu trouveras en moi par -tout un ennemi.

C’est en vain que je perds mon pouvoir, mon empire Pour me venger de toi ma rage doit suffire :

Quel que soit le bonheur qui t’accompagne ici. Tremble tant que Phanor respire.

( Il sort avec toute sa suite. )

BIRENE.

Va , je redoute peu ta colere inutile ;

Je défends les époux dont tu fis le malheur :

LE BAISER

Je vais pour eux enchanter cet asyle.

Et les mettre à l’abri de ta vaine fureur.

(Birene , d’un coup de baguette , change ce désert horrible en un bocage délicieux. Tous les arbres sont des palmiers qui se tiennent par des guirlandes de fleurs , et conduisent à un Kiosque charmant , sous lequel Azurine , Alamir et Zélie sont sur un trône superbe , entourés de toute la cour d’Àzurine. Dès qu’ils apperçoivent Birene , ils courent h elle , et la musique commence. )

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