ACTE I, SCENE V. 21 miere visite soit pour vous toute seule
LA MARQUISE
Comment ! Colin , tu me fais des compliments ! Mais dis-moi ce que tu viens faire ici. Je m’en doute , tu as compté sur ma protection : si je le peux, je te rendrai service. Et tonvieux pere, comment se porte-t-il?
COLIN
J’ai eu le malheur de le perdre , madame : je suis à présent à la tqte de sa manufacture; et mes affaires vont assez bien pour que je ne sois venu chercher dans votre maison que le plaisir de vous voir.
LA MARQUISE
Tant mieux pour toi, mon enfant.
Ta sœur a l’air bien triste. Paris ne la réjouit pas?
COLETTE
Non, madame : j’espere le quitter bientôt.
LA MARQUISE
Vous ferez bien ; cette ville -ci est dangereuse à votre âge. Adieu : je ne me gêne pas avec vous, j’aibesoind’ê' tre seule ; nous causerons plus longtemps une autre fois.
( Colin et Colette la saluent : elle leur fait un signe de tête. )
COLIN, à part.
Dieu veuille que son fils ne lu iressemble pas! (Ils sortent.)
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