‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 21 sur 113 · ARLEQUIN, ARGENTINE, SC AFIN · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, ARGENTINE, SC AFIN

ARLEQUIN

Quoi? Qu’y a-t-il? Vous a-t-il volé quelque chose?

ARGENTINE

Non, mon ami; j’ai au contraire rattrapé ton billet. Le voilà : tu es à présent le plus riche de nous deux , et c’est moi dont tu fais la fortune. Et vous, monsieur Scapin, qui me croyiez votre dupe et qui êtes la mienne, je vous exhorte à faire toujours d’aussi bons marchés que celui que vous aviez fait. Mais il faut apprendre à mieux conserver votre bien. Adieu : nous allons nous marier, et jouir de nos richesses.

SCÈNÊ IX.

Si

ARLEQUIN

Ce pauvre diable! il me fait pitié.

Ecoute , Scapin , madame a besoia d’un laquais, si tu veux nous te donnerons la préférence.

ARGENTINE

Ah ! pour cela non. Il n’est pas assez fidele. Adieu , monsieur Scapim Monsieur Pandolfe , le pere de ma maîtresse, retourne à Bergame dans peu de jours. Arlequin et moi nous l’y suivrons. Si vous avez quelque commission à nous donner pour ce pays-là, nous nous en chargerons volontiers :

mais si vous voulez réussir dans celuici, souvenez-vous bien qu’il ne faut jamais brouiller deux amants, parcequ’ils se raccommodent toujours aux dépens de celui qui les a brouillés.

{ Ils sôrtent. )

6i LES DEUX BILLETS.

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