‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 38 sur 113 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

ARLEQUIN

Je commence à vous comprendre.

MEZZETIN

Ah çà , n’allez pas faire quelque étourderie ; je vous ai tout confié, parceque vous savez bien qu’entre nous autres nous n’avons rien de caché, et que le secret de nos maîtres appartient toujours à toute la compagnie.

ARLEQUIN

Sans doute.

MEZZETIN s’en va et revient.

Je pense à une chose ; allons attendre au cabaret le retour de madame Argentine.

> ARLEQUIN

Je vous suis bien obligé ; je n’ai pas soif.

MEZZETIN

Ce sera donc pour une autre fois.

Adieu, mon camarade.

pS LE BON MÉNAGE.

arlequin.

Écoutez donc, monsieur.

MEZZETIN

Quoi?

ARLEQUIN

Êtes-vous marié?

MEZZETIN

Oui, depuis long-temps.

ARLEQUIN

Et votre femme est jolie?

MEZZETIN

Très jolie. Pourquoi cela?

ARLEQUIN

Pour rien, \I1 le salue. ) Adieu , mon camarade.

(Mezzetin sort.)

Page 1