‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 51 sur 113 · SCENE Vir · texte numérisé non relu

SCENE Vir

argentine.

Livre-toi au mouvement de ton cœur; reviens à moi, reviens à celle qui n’a pas cessé d’être à toi. Je ne me releve pas que tu ne m’aies pardonné.

( Elle tombe à ses genoux ; les deux enfants accourent, et se mettent aussi à ses genoux. ) LES ENFANTS.

Ah ! mon papa , pardonnez à notre maman.

(Arlequin , ému , releve sa femme et se met a genoux. }

C’est à toi de me pardonner d’avoir pu te croire coupable.

LES ENFANTS, à leur mere.

Ah! maman, pardonnez à notre papa.

ARGENTINE

(Elle lui saute au cou. )

Enfin me voilà heureuse. Mon ami,

le bon ménage.

je te promets qu’il ne te restera pas le moindre nuage; je te jure que tout sera éclairci.

ARLEQUIN

Tout l’est , puisque tu m’as embrassé.

( Il remet dans son sac tout ce qu’il en avoit ôté. ) ARGENTINE.

Non, mon ami; j’exige de toi que tu ne me quittes pas une seule minute jusqu’au moment de ma justification. .

Mais voici mademoiselle Rosalba.

Comme elle est agitée ! Eh ! mademoiselle, qu’allez- vous nous apprendre?

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