SCENE IV. i
ARLEQUIN
C’est mot à mot ce que j’ai dit ; je croyois cela plus difficile. Voyons l’autre couplet.
C L É A N T E chante.
Je peux flatter une fille si chere ,
Mais l’on pardonne à ce doux sentiment ;
Si je la vois avec les yeux d’un pere ,
Tout autre aura les yeux d’un tendre amant.
ARLEQUIN, surpris.
C’est moi qui ai fait celui-là?
Vous venez de me le dicter.
ARLEQUIN
Cela est vrai ; mais il n’avoit pas l’air si joliquand je l’ai fait. C’est fort bien, fort bien ; je ne vois rien là à corriger. Sans me flatter, conviens qu’ils ne sont pas mal.
i56 LE BON PERE.