‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 65 sur 113 · CLÉANTE · texte numérisé non relu

CLÉANTE

Et sur quoi juges- tu...

î58 LEBONPERE.

Sur ce que je viens de voir. Vous souvenez-vous de cette chanson si tendre que vous fîtes , il y a un mois , que monsieur Arlequin trouva charmante, et sur laquelle mademoiselle Nisida ne dit pas un seul mot?

Oui ; eh bien !

Toiit-à-l’heure , j’ai été , par hasard, jusques à la porte du cabinet de mademoiselle Nisida; elle y étoit enfermée. J’ai entendu sa guitare , j’ai écouté : elle chantoit votre chanson, tout doucement, à demi- voix, mais avec un accent bien tendre , et qui prouvoitqu’elleyprenoitplaisir. Monsieur, quand les auteurs nous sont indifférents, on n’a pas peur de louer leurs ouvrages, et l’on ne va pas s’enfermer pour chanter tout bas leurs chansons.

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